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CENTRE ROUSSEAU
Groupe d’Études dédié à Jean-Jacques Rousseau

Articles

Items Count: 17
  • Les infortunes de la vertu. Guillaume Barrera
    « Montesquieu, Rousseau et les infortunes de la vertu ». Centre Rousseau Sorbonne 13 décembre 2013 C'est un plaisir et un honneur pour moi de parler devant vous au sujet de si grands auteurs et sur l'invitation de quelqu'un que j'estime et dont je lis les livres depuis longtemps. Merci, Claude, et merci à vous tous de bien vouloir m'écouter. Il ne serait pas difficile de briller en filant une antithèse sur les grandes figures de Montesquieu et de Rousseau. D'un côté, le chantre d'une société nouvelle, le fossoyeur de la vertu politique, l'avocat du commerce et de la communication,…
  • Rousseau et les arts visuels. René Démoris
    René Démoris “Rousseau et le discours sur la peinture”, Jean Jacques Rousseau et les arts visuels, Annales J.J. Rousseau, tome 45, Droz, 2003. Jean Jacques Rousseau et le discours sur la peinture Le degré de ravissement où notre âme est portée, est l’unique thermomètre de la beauté en musique; tandis que, du plus grand sang froid du monde, je dis, d’un ta­bleau du Guide : cela est de la première beauté. Stendhal Rousseau, on le sait, a fort peu écrit de peinture. Il a confessé lui-même son peu d’intérêt pour les tableaux[1]. Son texte majeur, en fait de théorie de…
  • Le silence de Wolmar. Claude Habib
    Cet article est paru dans Commentaire, n° 85, Printemps 2009.   Le silence de Wolmar     La Nouvelle Héloïse est un roman sans méchant. Cette originalité, Rousseau en est fier. Il la souligne dès la Seconde Préface : "Pas une mauvais action ; pas un méchant homme qui fait craindre pour les bons.[1]" Il y revient à la dernière page du roman, dans une note où il élucide ce qui fait pour lui le charme de son livre : "C'est qu'au moins ce faible intérêt est pur et sans mélange de peine ; qu'il n'est point excité par des…
  • René Démoris De la morale du pied au bourreau de soi-même
    René Démoris De la morale du pied au bourreau de soi-même : réflexions sur les aventures de la voix moraliste dans la fiction du XVIII° siècle jusqu’à Rousseau. Revue des Sciences humaines, n° 254, avril-juin 1999 Dans la Quatrième promenade des Rêveries du promeneur solitaire , Jean Jacques Rousseau s’interroge sur la moralité du mensonge. L’occasion en a été la dédicace d’un sien livre par l’abbé Rozier qui le renvoie à la devise qu’il a empruntée à Juvénal et adoptée : vitam impendere vero, dédicace malveillante, selon Jean Jacques, qui avec la caution de Plutarque, va tenter d’en tirer profit.…
  • La pitié fondement de l'être moral. Patrick Hochart
    La pitié fondement de l’être moral ? La pitié n’a pas bonne presse et ne laisse pas de susciter un sentiment de malaise, tant chez celui qui l’éprouve que chez celui qui en est l’objet, empreinte qu’elle semble être toujours soit de condescendance soit de culpabilité, voire de l’une et de l’autre ensemble. Sur ce chapitre, nous sommes tous plus ou moins nietzschéens[1], nous aspirons à nous débarrasser de cette affection importune et suspecte, et n’envisageons un avenir radieux que sur ses décombres et après que nous l’aurions surmontée. Et pourtant il me semble qu’en fait d’avenir radieux, les grandes…